A partir de ce jeudi 25 février la clientèle de la SNCB va pouvoir tester le wifi à bord de deux trains sur la relation Ostende-Eupen. Durant 3 mois, les navetteurs vont pouvoir surfer durant leur voyage et évaluer la qualité du wifi mis gratuitement à leur disposition. Les résultats de ces tests permettront à la SNCB de valider la faisabilité technique, de mesurer la valeur ajoutée pour le client et d’établir un business plan qui a pour objectif final d’évaluer l’opportunité de concrétiser le projet wifi.

2 voitures tests sur la relation Ostende-Eupen

La SNCB recherche de manière permanente à renforcer le service à la clientèle et à offrir à ses clients plus de facilités pour transformer le temps de déplacement en temps le plus utile possible. Pour améliorer l’expérience client, la SNCB travaille depuis plusieurs mois à rendre internet accessible dans le train. Afin de tester les technologies les plus efficaces, la SNCB a consulté le marché après avoir réalisé un vaste benchmarking chez des opérateurs étrangers. Les leaders du secteur ont répondu à notre appel d’offre et toutes les solutions techniques proposées par le marché reposaient sur le système wifi. Deux d’entre eux (Icoméra et Nomad) ont été choisis pour réaliser des tests dans les trains SNCB.

Solutions basées sur l’agrégation des signaux 3G et 4G

Pour effectuer ces tests, deux voitures I11 de première classe sont passées par l’atelier d’Ostende afin d’être équipées des systèmes propres à chaque société et d’une rampe d’antennes. Ces équipements ont pour objectif d’une part de solutionner le problème technique lié à l’effet "cage de Faraday"1, auquel sont confrontés les voyageurs dans les trains et d’autre part de capter au mieux les signaux 3G et 4G disponibles de tous les opérateurs mobiles (Proximus, Orange et Base).

Le concept de ces deux solutions a donc pour objectif d’agréger les signaux des différents opérateurs et de maximaliser la bande passante disponible pour les clients de la SNCB. Les voitures ont également été équipées d’un système qui convertit les différents signaux des opérateurs en un signal Wifi.

Pendant 3 mois, ces deux voitures circuleront en permanence dans les trains IC assurant la relation Ostende-Eupen. Durant les heures creuses, elles seront accessibles pour les voyageurs de deuxième classe. Au cours de cette période, des enquêtes de satisfaction seront organisées de manière anonyme afin de connaître le sentiment et les attentes de la clientèle par rapport à ce type de service. En plus de ces analyses, les deux sociétés examineront en permanence la performance de ce nouveau service offert à la clientèle, aussi bien au niveau de la capacité des réseaux 3G et 4G, que de la qualité du wifi (en particulier durant les heures pointes).

Quelles étapes après ces tests ?

Pour la SNCB, il est fondamental d’attendre que les résultats de tous ces tests soient connus, avant d’établir un business plan. Ceux-ci permettront à la SNCB d’analyser l’opportunité de concrétiser et de développer le wifi dans les trains. La SNCB souhaite se positionner comme un smart follower dans ce domaine, c’est-àdire bénéficier des expériences positives et négatives des autres opérateurs à l’étranger. L’organisation de ces tests s’inscrit dans cette même logique.

 

 

1/ L’effet “cage de Faraday”, se manifeste avec des structures en forme de cage réalisée dans un matériau électriquement conductible. Il empêche les ondes électromagnétiques de pénétrer à l’intérieur de la cage