Ce vendredi, le conseil d'administration de la SNCB a approuvé les grandes lignes du plan de transport mis en oeuvre dès décembre 2017. Le plan vise à accroître l'offre et à améliorer le service à la clientèle en outre en optimisant les correspondances et en réduisant le temps de parcours. Après la validation de la faisabilité technique des propositions, le plan sera transposé en horaires qui devront être approuvés avant la fin de cette année.

L’actuel plan de transport date de décembre 2014. Ce plan de transport résulte d’une révision complète du plan de transport qui était en vigueur depuis 1998. En dépit d'une enveloppe budgétaire fermée, la SNCB avait réussi à augmenter légèrement son offre. La société nationale des chemins de fer entend adapter tous les trois ans son plan de transport pour répondre à l'évolution des besoins de sa clientèle tout en tenant compte des travaux planifiés sur le réseau ferroviaire.

La stratégie de la SNCB est d’attirer davantage de voyageurs, d'augmenter le nombre de places assises, ainsi que d’élargir l'offre, d’une part en utilisant au mieux la capacité de l’infrastructure ferroviaire existante et d’autre part en augmentant la capacité du réseau.

Une vaste consultation très tôt dans le processus

Les améliorations du service de trains ont été définies après une vaste consultation lancée en septembre 2015 avec des stakeholders et les sociétés partenaires de transport en commun régionaux. C’est la première fois que la SNCB implique aussi tôt ses stakeholders dans ce processus : les associations de voyageurs, les sociétés régionales de transport en commun et les différentes régions ont été consultées. Les Bourgmestres, les responsables politiques locaux et régionaux ont également été consultés lors des roadshows provinciaux de mai et juin.

Cette consultation a permis de recueillir un grand nombre de propositions. Celles-ci ont été analysées sur la base de leur potentiel client ainsi que sur celle de leur faisabilité technique et financière. Au total, 129 propositions ont été formulées à la SNCB : 29 demandes n’ont pas été retenues car techniquement irréalisables d'ici 2020. Après avoir effectué les analyses de faisabilités précitées, 63 projets ont été dégagés des 100 demandes d’amélioration.

Les propositions déboucheront sur une série d’améliorations et sur un renforcement de l’offre existante. Après l'approbation finale du plan de transport par le conseil d'administration et les autorités politiques, la SNCB informera une nouvelle fois les stakeholders et les clients au printemps 2017.

Développement et amélioration du plan de transport existant

Concrètement, le nouveau plan de transport vise à accroître l'offre de train (augmentation du nombre de trains-kilomètres de 3,7 millions soit 4,9 pour cent par rapport au plan de transport actuel), à réduire le temps de parcours pour les voyageurs, à améliorer la ponctualité et à optimiser les correspondances.

La SNCB augmentera également le nombre de places assises en 2020 de plus de 10.000 unités. La mise en oeuvre concrète de ce nouveau plan de transport dépend toutefois de la disponibilité des sillons qui est un élément déterminant. Dans la continuité de la concertation déjà amorcée avec le gestionnaire de l’infrastructure, la SNCB enverra les propositions actuelles à celui-ci qui les examinera par rapport à la disponibilité des sillons et aux travaux d’infrastructure. Sur la base de cette information complète, le conseil d'administration prendra en décembre 2016 une décision sur les horaires définitifs.

Le nouveau plan de transport vise en premier lieu à renforcer l’offre suburbaine autour des villes de Bruxelles, d’Anvers, de Gand, de Liège et de Charleroi. Ces centres urbains sont confrontés à de graves problèmes de mobilité. La SNCB souhaite concentrer notamment ses efforts sur ces agglomérations.

En outre, une amélioration de l’offre sur d’autres axes est envisagée telles que la réduction du temps de parcours sur la dorsale wallonne. Par ailleurs, le train Knokke-Blankenberge (avec correspondance à Bruges) vers Genk sera scindé en deux : un train entre Knokke et l'aéroport de Bruxelles-Zaventem et un autre entre Blankenberge et Genk. De plus, l’offre de trains sur certaines lignes sera soit instaurée soit augmentée les samedis.