Se promener le long des voies ou les traverser là où ce n’est pas autorisé est non seulement strictement interdit, mais aussi très dangereux. Lors des 6 premiers mois de 2016, on constate une hausse significative de ce type de comportement et ce malgré les campagnes de sensibilisation et les fréquents contrôles de police. Aussi Infrabel lance ce jour, en collaboration avec Securail et la SNCB, une nouvelle campagne de sensibilisation.

Une hausse de près de 23%

Depuis le début de cette année et en comparaison avec la même période de l’an passé, Infrabel constate une hausse de 22,5% de nombre de cas de « Trespassing ». Ce terme recouvre le fait de se promener le long des voies, ou de les traverser en dehors des zones prévues à cet effet.

370 cas officiellement recensés lors de ce premier semestre, c’est-à-dire des cas ayant eus un impact sur le trafic ferroviaire. En réalité, des centaines de cas se présentent chaque jour sur le réseau, et il suffit d’observer le comportement des riverains ou usagers du rail pour s’en convaincre. Un seul de ces cas à eu des conséquences graves pour l’auteur du Trespassing et la personne a été grièvement blessée.

Nouvelle campagne, même message : « Ta vie vaut un détour »

« Gaëtan vit sa vie à 300km/h. Vitesse, efficacité et précision : il sait que la distance la plus courte entre deux points est la ligne droite. Toujours.. ou presque ! ».

Pour cette campagne, Infrabel a fait le choix de la responsabilisation. Gaëtan Bouillet, l’athlète qui a participé à cette campagne, est un champion international de « Parkour ». Il s’agit d’une discipline nécessitant des facultés physiques impressionnantes, mais surtout un sens analytique très précis vu les risques encourus. Gaëtan doit faire les bons choix, même si il prend des risques, il fait des choix responsables. Ces choix et ces risques excluent le Trespassing.

Profil des Trespassers et Hotspots

Le Trespasser type est un homme âgé de 18 à 34 ans. Une enquête réalisée cette année auprès de 1000 participants nous apprends les choses suivantes : dans 46% des cas, le Trespassing se fait pour prendre le chemin le plus court. Mais 20% des personnes interrogées trouvent simplement les abords ferroviaires jolis et aiment s’y promener, alors que 19% arguent du fait qu’ils n’ont pas vu de panneau d’interdiction. Petit rappel : « Nul n’est censé ignorer la Loi », et la loi est formelle. Elle sacralise l’inviolabilité du domaine ferroviaire, sous peine de sévères amendes.

Certaines zones du réseau ferroviaires constituent des Hotspots, c’est-à-dire des endroits où l’on enregistre beaucoup plus de cas de trespassing qu’ailleurs. Il y a ainsi 47 hotspots, 27 dans des gares et 16 en pleine voie sur le réseau. 50% des cas de trespassing sont signalés sur 10% du réseau, et le phénomène à principalement lieux entre 6h et 10h, ainsi qu’entre 15h et 18h.

Mesures techniques, actions répressives et amendes

En marge des actions de sensibilisation, Infrabel prend aussi des mesures techniques afin de contrer le phénomène de trespassing.

Là où la configuration le permet, des clôtures sont installées.

Des tapis anti-trespassing sont placés en différents lieux, ainsi que des caméras. Ces caméras permettent aux agents de Securail d’intervenir en temps réel.

La sensibilisation est seulement une dimension de la lutte contre le trespassing. Malheureusement, des actions de répression sont nécessaires pour détourner les contrevenants de leurs intentions. Securail (le service de sécurité de la SNCB) a la compétence pour verbaliser les intrusions et n’hésitera pas à le faire, en étroite collaboration avec les services de police.