parking
  • Produit d’exploitation en hausse de 4,8%
  • Résultat opérationnel en hausse de 40,9 millions d’euros pour atteindre 46,2 millions d’euros grâce à :
- une croissance importante des voyageurs : +4,3%
- la poursuite des efforts de productivité
- le respect de l’accord social : aucune grève

Stabilisation de la dette par rapport à son niveau de 2016

Durant le premier semestre 2017, la SNCB a réalisé un EBITDA cash récurrent d’un montant de 46,2 millions d’euros, par rapport aux 5,3 millions d’euros pour la même période en 2016. Pour rappel, en 2016, le trafic ferroviaire a été marqué par 12 jours de grèves et les attentats du 22 mars.

Par le passé, l’amélioration du résultat opérationnel de l’entreprise ferroviaire était principalement liée à une productivité accrue. Ce premier semestre 2017, il est le fruit de deux éléments distincts : la continuation des efforts d’efficacité interne mais aussi, et ce de manière prépondérante, une croissance importante du nombre de voyageurs (tant en trafic national qu’international).

Sur les six premiers mois de l’année la SNCB a attiré de plus en plus de voyageurs à bord de ses trains : 5 millions de voyageurs nationaux de plus qu’un an auparavant (+4,3%), pour atteindre 120,7 millions. S’il est vrai que cette croissance est notamment due à un premier semestre 2016 relativement faible, suite aux attentats et aux grèves, la croissance par rapport à l’année de référence 2015 est aussi significative : + 3,5%. Cette performance a été rendue possible notamment par le renforcement de l’offre de trains en décembre 2016 (+ 72 trains).

La hausse se manifeste dans tous les produits et segments de voyageurs : les abonnements, qui continuent à progresser, les offres de déplacements de loisirs, qui ont eu beaucoup de succès et ce dans tous les segments (jeunes +10%, familles +13%, seniors +15%). La stratégie commerciale de la SNCB porte ses fruits et a permis ainsi d’augmenter le taux d’occupation des trains, notamment en heures creuses, facteur clé d’efficacité.

Le trafic international est également en croissance de 4,7% par rapport à 2016, et la vente de titres de transport internationaux par la SNCB a, quant à elle, progressé de plus de 10% (+8,5% par rapport à 2015). Outre le redressement du trafic sur toutes les lignes, cette performance est également due au succès de l’introduction du e-billet sur les produits TGV et au développement de l’offre de trains.

Par conséquent, le produit d’exploitation total s’affiche à 1.226,7 millions d’euros contre 1.170,9 millions en 2016, en croissance de 4,8%.

Les coûts d’exploitation ont atteint 1.180,5 millions d’euros contre 1.165,6 millions en 2016. Les gains d’efficacité interne engrangés au premier semestre ont permis de compenser en grande partie l’impact de l’indexation des salaires et autres charges (dont redevance d’infrastructure) ainsi que les augmentations mécaniques des coûts directs liées à la croissance du trafic.

L’effectif de la SNCB s’est stabilisé au premier semestre, pour la première fois depuis 3 ans. Au 1er juillet 2017, la SNCB comptait 18.149 collaborateurs (équivalent temps plein) par rapport aux 18.195 ETP au début de l’année.

La dette économique (1) a atteint les 2.565,4 millions d’euros au 30 juin 2017, par rapport aux 2.610,3 millions d’euros au 30 juin 2016. Les efforts seront maintenus pour que cette stabilisation se poursuive au second semestre de 2017. La dette financière – qui fait partie de la dette économique totale – s’est maintenue au même niveau que le 30 juin 2016, à 2.537,4 millions d’euros.

(1) La dette économique reflète mieux que la dette financière la réalité économique de l’endettement de la SNCB dans la mesure où elle neutralise l’impact d’éléments conjoncturels indépendants tels les dépôts de garantie pour couverture d’instruments financiers, les soldes nets de subsides non encore attribués ou versés par l’Etat, les variations du besoin en fonds de roulement.