Pendant la guerre, on estime à 200 000 le nombre de Belges qui se sont portés volontaires pour aller travailler en Allemagne, surtout pendant les premières années de l’occupation. Certes, tous ne sont pas des collaborateurs : beaucoup sont attirés par les conditions de travail. Pourtant, malgré eux, ils sont intégrés à la propagande allemande. Le « 300 000e travailleur » n’est qu’un slogan de propagande : il s’agit probablement du 300 000e contrat de travail.

 

 

La propagande et l’idéologie occupent également une place centrale dans le programme allemand de la Kinderlandverschickung, qui permet à des enfants belges de séjourner dans des camps de jeunesse ou dans des familles d’accueil allemandes. L’objectif est de présenter l’Allemagne comme un pays hospitalier et amical. Il s’agit généralement d’enfants de collaborateurs qui reçoivent une éducation national-socialiste et militariste en Allemagne. Au moins 15 000 enfants sont ainsi envoyés en Allemagne entre 1941 et 1944.

Video : Montage vidéo réalisé pour l'exposition à Train World : La SNCB occupée.

Photo 1: Le 28 mai 1942, l’occupant allemand organise en gare de Bruxelles-Nord une opération de propagande pour célébrer le départ vers l’Allemagne du 300 000e travailleur volontaire belge. Reproduction. Collection CegeSoma | Archives de l’État 

Photo 2 : Discours d’un officier allemand en gare de Bruxelles-Nord qui félicite le 300 000e travailleur volontaire belge avant son départ vers l’Allemagne. Reproduction (Collection CegeSoma | Archives de l’État)

Photo 3 : Le 300 000e travailleur volontaire belge au moment de son départ vers l’Allemagne. Reproduction (Coll. CegeSoma | Archives de l’État)

Photo 4 : Gare de Schaerbeek : enfants belges au moment de leur départ à destination d’une colonie de vacances en Allemagne nazie (Coll. CegeSoma | Archives de l’État)
En complément des images et documents de la SNCB, des photographies proviennent d’institutions publiques et de collections privées. Dans la mesure où ils ont pu être identifiés les noms et/ou dénominations des ayant droit de ces documents sont repris sous chaque visuel. Il en reste quelques-uns que la SNCB n’a pas réussi à joindre, en dépit de ses recherches et sollicitations. Qu’ils soient avertis ici qu’elle reste à leur disposition pour satisfaire, le cas échéant, à la législation sur le droit d’auteur.