« Le chemin de fer est avant tout un service public. En règle générale, l’intérêt public doit primer sur la recherche du profit. »

Narcisse Rulot, en 1943

La Société Nationale des Chemins de fer Belges (SNCB) est créée en 1926 pour exploiter le réseau ferroviaire belge. Elle est gérée comme une entreprise privée, mais l’État en reste l’actionnaire majoritaire. Le pouvoir politique conserve également le contrôle de toutes les décisions stratégiques. Sous la direction générale de Narcisse Rulot, la SNCB devient en Belgique un précurseur dans l’introduction de nouveaux procédés de production mécanique. Pourtant, l’entreprise souffre fortement de la crise économique des années 1930. Elle doit en outre faire face à la concurrence croissante du trafic automobile. À partir de 1931, l’entreprise est constamment dans le rouge. Pour réaliser des économies, d’importants effectifs sont licenciés. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le directeur général Rulot est donc impopulaire auprès des syndicats.

Photo1: L’automotrice électrique AM35 et un convoi à vapeur composé de nouvelles voitures K en métal. Après 1935. Reproduction

Dans les années 1930, la SNCB est à la croisée des chemins. Elle doit se moderniser. C’est dans ce contexte qu’elle décide de confier au célèbre designer Henry van de Velde la création de ses nouveaux trains, dont il révolutionne le confort. L’aménagement intérieur de cette automotrice AM35 et des voitures K a été conçu par Henry van de Velde. (Coll. SNCB | Train World Heritage)

Photo 2: Magazine Pourquoi Pas ? du 22 février 1935 avec en couverture, Narcisse Rulot, le Directeur général de la SNCB. Il occupe ce poste de 1933 jusqu’à son arrestation par les Allemands en 1944. (Collection SNCB | Train World Heritage) 

Photo 3: Ordre spécial des Chemins de fer de l’État Belge annonçant à son personnel la création de la SNCB le 1er septembre 1926. 

Photo 4: Voiture Croix-Rouge: Collection SNCB/ NMBS | Train World Heritage | Marie-Françoise Plissart

Photo 5 : 
En complément des images et documents de la SNCB, des photographies proviennent d’institutions publiques et de collections privées. Dans la mesure où ils ont pu être identifiés les noms et/ou dénominations des ayant droit de ces documents sont repris sous chaque visuel. Il en reste quelques-uns que la SNCB n’a pas réussi à joindre, en dépit de ses recherches et sollicitations. Qu’ils soient avertis ici qu’elle reste à leur disposition pour satisfaire, le cas échéant, à la législation sur le droit d’auteur.