100 secondes pour expliquer l’empreinte carbone de la SNCB
À l’occasion de ses 100 ans, la SNCB va diffuser une série de vidéos qui aborderont chacune, en 100 secondes, une thématique en lien avec son activité ferroviaire. Tout au long de l’année, au fil des saisons, la parole sera donnée à un de nos collègues.
Ce printemps, saison du renouveau et de la transition, c’est Alexandre Viviers (Head of Energy Strategy & Transition à la SNCB) qui revient sur les élémentsclés qui expliquentl’empreintecarbone de la SNCB.
Comprendre l’empreinte carbone du train, c’est d’abord revenir à ses fondamentaux. Le rail bénéficie d’un avantage physique déterminant : le contact acier contre acier entre les roues et les rails engendre une très faible résistance au roulement. Cette caractéristique permet une excellente efficacité énergétique et constitue l’un des fondements de la performance énergétique du train.
Cet avantage est renforcé par des choix technologiques inscrits dans la durée. La SNCB a introduit ses premiers trains électriques en 1935 et n’a cessé depuis lors d’investir dans l’électrification de son réseau. Aujourd’hui, plus de 95 % des trajets sont effectués en traction électrique. L’électricité présente un atout majeur : elle peut être produite à partir de sources de plus en plus décarbonées.
Ces éléments se traduisent concrètement : un kilomètre parcouru en train génère environ 5 fois moins de CO₂ qu’un kilomètre parcouru en voiture(16,6 g de CO₂ contre 78 g).
La SNCB s’appuie sur ces atouts, et poursuit ses démarches pour réduire davantage son empreinte carbone. D’ici à 2032, 50 % du matériel roulant sera renouvelé, avec des trains plus économes en énergie et offrant davantage de confort aux voyageurs. En parallèle, les conductrices et conducteurs de train sont formés à l’écoconduite. Grâce à des données en temps réel sur l’état du réseau, ils adaptent leur vitesse et optimisent chaque trajet. Cette démarche permettra d’augmenter de 10 % l’efficacité des trains électriques.
Sur les lignes encore exploitées au diesel, la SNCB investit dans des trains équipés de batteries afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
En combinant ces différentes mesures, la SNCB vise une réduction d’au moins 15 % des émissions de gaz à effet de serre par kilomètre parcouru d’ici à 2032.
Ces résultats sont mesurés chaque année et partagés avec l’État belge dans le cadre de notre Contrat de Service Public.
Au-delà de la traction, la SNCB agit également sur l’ensemble de ses activités afin d’améliorer son efficacité énergétique et développe notamment des installations photovoltaïques sur ses sites.
Enfin, la transition climatique repose sur une dynamique collective. Aucun acteur ne peut réussir seul. Dans ce contexte, chaque voyageur qui choisit le train contribue concrètement à réduire les émissions de CO₂.