Grand Place
Rappelez-vous, en 2015 Mons était Capitale Européenne de la Culture. La vieille ville du Borinage, motivée par une envie de plus de modernité et de créativité, entame alors une profonde métamorphose. Quelle réussite ! La ville regorge aujourd’hui de lieux dédiés à l’art, à l’architecture et  à la culture. Prenez une journée pour (re)découvrir cette ville tournée vers l’avenir. 

Une gare extraordinaire

A peine arrivé.e à Mons, vous ressentez déjà toute son effervescence et remarquez immédiatement qu’il se trame quelque chose. C’est normal ! Un énorme treillis en acier blanc couvre toute la largeur de la gare. ‘Architecture + blanc + moderne’, ça ne vous rappelle rien ? Si presque tous les Belges connaissent désormais l’exceptionnelle gare de Liège, combien savent que Mons aura, elle aussi, droit à sa gare imaginée par le célèbre architecte catalan Santiago Calatrava ? Les travaux ne sont pas – encore – finis, mais vous pouvez déjà admirer l’œuvre en cours…
Gare

L’art de rue, littéralement

L’art habite la ville’ est une exposition permanente en plein-air et est loin la manière la plus originale et accessible de mesurer l’impact de Mons 2015 et de la Biennale 2018-2019 sur la ville. Promenez-vous librement le long du parcours à la découverte de plus de 25 œuvres urbaines le long des rues, places et ruelles de la ville. Ces artistes de Mons et d’ailleurs ont réussi à faire rimer leur imagination sans limite avec les éléments de l’espace public. Astuce : téléchargez l’app Street Art Cities pour suivre l’itinéraire avec toutes les explications.

Flâner le long des œuvres street art

Mons 2015 avait réussi à séduire Arne Quinze, artiste belge de renommée mondiale, d’investir la ville avec son impressionnante œuvre appelée The Passenger. Une construction en bois hors norme qui enjambe la rue Nimy qui vaut le coup d’œil. Mais dépêchez-vous car l’œuvre sera bientôt démontée. Admirez également Lucie et les papillons, devant la majestueuse collégiale Sainte-Waudru. Cette œuvre monumentale représente l’innocence et la pureté de l’enfance, à l’image de Lucie, la fille de l’artiste. Si spontanément, la vue de cette œuvre vous donne des papillons dans le ventre, alors David Mesguich aura réussi à faire passer son message. Pierre Liebaert, jeune photographe montois, surprend avec son exposition ‘Je crois aux Nuits’, photos de corps et d’organes encadrées dans les fenêtres de la Fondation 106. Le bâtiment, reconnaissable à son treillis métallique doré, fut l’épicentre de Mons 2015.  
Passenger - Arne Quinze / Lucie et les Papillons - David Mesguich

Petite pause gourmande

Si vous suivez l’itinéraire complet de ‘l’art habite la ville’, vous avalerez facilement quelques kilomètres. Une pause gourmande s’imposera alors tout naturellement. Délectez-vous de l’univers rose de Pigalle Délice. Ce bar à brunchs et desserts se situe quelque part entre la maison de princesse de conte de fées et un boudoir. Imaginez des gaufres servies avec des marshmallows, des glaces décadentes et autres délices aux saveurs incroyables… mais pas de panique, fraises, myrtilles et bananes sont également présentes dans les desserts (ouf !).
Pigalle Delice
Adepte du bio, rendez-vous aux Halles du Manège, un ‘super’ marché coopératif couvert où vous trouverez fruits et légumes bio, pâtes et céréales en vrac, boissons, etc. De nombreux produits proviennent de producteurs locaux, sinon belges. Les Halles, ancien manège de cavalerie, se situe en plein de cœur de la ville, dans un quartier en plein développement. Remplissez votre tote-bag de sucettes, barres de noix, craquelins ou d’un petit cadeau pour votre maison.

Lunch sur la Grand Place

Pour profiter de votre journée sans s’éterniser à table, optez pour une pause à La Petite Couscoussière. Une déco façon “Mille et Une Nuits” et une carte limitée, gage de fraicheur : 13 plats de couscous, tajines ou grillades. Sirotez un thé à la menthe sucré à souhait en guise de conclusion à ce lunch au rapport qualité/prix imbattable. Le restaurant est situé à 2 pas de la Grand Place.

Une architecture saisissante

Anciens ‘hôtels’ et ‘résidences’ chics, souvent rénovées avec beaucoup de goût, sont disséminés dans la ville. Ils donnent un certain charme aux rues sinueuses parfois escarpées, aux boulevards et aux placettes pavées. En terme d’architecture, la ville de l’ex-maire Elio Di Rupo, résolument moderne, vaut également le détour.
Fondation
Ce n’est pas rien que le siège de la Fondation Mons 2015 – entretemps renommée Fondation 2025 – a pris ses quartiers à proximité du Théâtre Le Manège. Ce théâtre, œuvre du bureau d’architectes Hebbelinck – de Wit, est une construction audacieuse alliant verre et béton. L’intégration d’une salle moderne de 600 places dans la structure de l’ancienne caserne militaire est une vraie réussite et s’intègre parfaitement dans cette zone de renouveau urbain autour de la Tour Valenciennoise.

L’Arsonic fait, quant à lui, la part belle à la musique. Cette “Maison de l’Ecoute” est hébergée dans l’ancienne caserne de pompiers de la rue de Nimy et a été repensée par les architectes Holoffe & Vermeersch, en mettant l’acoustique et la qualité d’écoute au centre de leur réflexion. Le lieu possède des studios d’enregistrement, des salles de répétition et de concerts et également une chapelle du silence (chuuut), faisant office d’espace de recueillement.
Le manège

Musées prestigieux

Certains musées de Mons sont également des joyaux de l’architecture moderne. La pièce maitresse est probablement le BAM, le musées des Beaux-Arts de Mons, situé au cœur de la ville. Le bâtiment, niché dans une rue étroite, est une structure légère, métallique avec peu de béton, imaginé comme “une fenêtre sur le monde de l’art, du beau et de la création” par son architecte, Christian Menu. Le musée présente des expositions d’envergure internationale sur des artistes tels que Paul Van Gogh, Paul Verlaine ou le maître du pop art Roy Lichtenstein. La collection permanente contient principalement des œuvres du 20e siècle.

L’Arthotèque est un lieu de conservation du patrimoine communal montois somme toute classique. Mais dans quel bâtiment ! L’ancienne chapelle du couvent des Ursulines a été réhabilité avec génie. Une faille sépare le nouveau volume des murs et de la chapelle. Un étroit et droit escalier en béton conduit au premier niveau et se prolonge par une rampe pour atteindre l’escalier en colimaçon à l’arrière. La faille permet également la circulation horizontale, donnant accès à la sacristie devenue salle d’exposition de l’Arthotèque virtuelle, qui affiche la face cachée de cette grande collection à l’aide d’écrans tactiles.
Artothèque

Le beffroi version moderne

Assurez-vous de rejoindre le sommet du beffroi, classé patrimoine mondial de l’UNESCO. La vue sur la ville et ses environs est magnifique et vous serez accompagné du carillon lors de votre montée (en ascenseur, svp !). Une scénographie innovante donne à cette tour du 16e siècle un élan contemporain. Les écrans tactiles, un pour chaque direction du vent, sont didactiques ; les esprits curieux glissent, zooment et font défiler des faits sur l’histoire et l’environnement.
Beffroi

Dîner à la montoise

Nombreuses sont les possibilités culinaires pour terminer cette excursion d’un jour en beauté. Vous cherchez la spécialité locale ? Optez pour le ‘porc à l’berdouille’ au Saint-Germain. Envie de quelque chose de plus terre à terre ? Foncez à la Cocotte, une cantine style table d’hôte avec une cuisine durable et de saison. Après un trio d’entrée, vous vous délecterez d’un plat fleurant bon la cuisine de grand-mère. “Comme chez soi” est la devise des propriétaires… Eh bien, faites comme à la maison, car c’est ainsi que vous vous sentirez, désormais, à Mons.